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Grève syndicale nationale du jeudi 21 février 2013

Catégorie : Actualité sociale   Date : 22/02/2013

Jeudi 21 février 2013, une manifestation syndicale s’est tenue à Bruxelles pour protester contre la norme salariale imposée par le gouvernement. Par cette action, les syndicats souhaitent également mettre la pression sur les négociations relatives au rapprochement des statuts d’ouvrier et d’employé.

Dans la mesure où ce mouvement avait été précédé d’un préavis de grève, il peut être considéré comme une grève reconnue.

En raison de cette grève, il se peut que vous soyez confronté, en tant qu’employeur, à certains travailleurs qui arrivent en retard ou n’arrivent pas au travail. Cette situation soulève différentes questions et notamment celle de savoir si les intéressés ont droit ou non au salaire garanti… Vous trouverez ci-dessous quelques éléments de réponse.

Impact sur le salaire ?

Le travailleur qui s’est absenté du travail pour participer à la grève n’a pas droit à son salaire. Puisqu’il s’agit d’une grève reconnue, les grévistes syndiqués auront cependant droit à une indemnité de grève à charge du syndicat. Les travailleurs non syndiqués qui ont participé à cette action peuvent prétendre à une absence justifiée s’ils en ont averti leur employeur. Ces derniers ne recevront cependant ni indemnité de grève, ni salaire, sauf si l’employeur accepte que le travailleur prenne un repos compensatoire ou des vacances pour le jour concerné.

Le travailleur non gréviste qui ne peut pas commencer à travailler en raison du mouvement de grève, n’a pas non plus droit à son salaire. 

Le travailleur qui arrive en retard ou n’arrive pas au travail en raison de ce mouvement de grève, peut uniquement prétendre à son salaire journalier garanti pour les heures perdues s’il peut prouver que son retard est imputable à un événement imprévu et indépendant de sa volonté survenu sur le chemin du travail. Dans le cas présent, le mouvement de grève avait été annoncé via différents canaux (médias), Le travailleur aurait donc pu prendre les mesures nécessaires et ne pourra donc pas, sauf circonstances exceptionnelles, prétendre à son salaire garanti. 

Source :

  • Organisations syndicales nationales (CSC, FGTB, CGSLB).