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Journée d'action européenne du 4 avril 2014

Catégorie : Diverse   Date : 27/03/2014

Le vendredi 4 avril 2014, une journée d’action européenne est organisée pour manifester contre la politique d’austérité et le dumping social en Europe. En raison de cette action, il se peut que, dans certaines entreprises, des travailleurs ou militants s’absentent du travail pour participer à la manifestation à Bruxelles. 

Dans la mesure où ce mouvement est précédé par un préavis de grève, il peut être considéré comme une grève reconnue.

Droit au salaire pour les travailleurs grévistes ou non grévistes ? 

Le travailleur qui s’est absenté du travail pour participer à la grève n’a pas droit à son salaire. Puisqu’il s’agit d’une grève reconnue, les grévistes syndiqués auront cependant droit à une indemnité de grève à charge du syndicat. 

Les travailleurs non syndiqués qui ont participé à cette action peuvent prétendre à une absence justifiée s’ils en ont averti leur employeur. Ces derniers ne recevront cependant ni indemnité de grève, ni salaire, sauf si l’employeur accepte que le travailleur prenne un repos compensatoire ou des vacances pour le jour concerné.

Le travailleur non gréviste qui ne peut pas commencer à travailler en raison du mouvement de grève, n’a pas non plus droit à son salaire (garanti). Ces travailleurs peuvent éventuellement prétendre à des allocations de chômage si le Comité de gestion de l’ONEM donne son autorisation. Aux travailleurs qui en font la demande, l’employeur doit remettre un formulaire de chômage C.3.2.-Employeur et un formulaire de contrôle C.3.2.A.

Le travailleur qui arrive en retard ou n’arrive pas au travail en raison de ce mouvement de grève, peut uniquement prétendre à son salaire journalier garanti pour les heures perdues s’il peut prouver que son retard est imputable à un événement imprévu et indépendant de sa volonté survenu sur le chemin du travail. Dans le cas présent, le mouvement de grève avait été annoncé via différents canaux (médias) ; le travailleur aurait donc pu prendre les mesures nécessaires et ne pourra pas, sauf circonstances exceptionnelles, prétendre à son salaire garanti.

Source :

  • Organisations syndicales nationales (CSC, FGTB, CGSLB).